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Thérapie par la marche en pleine conscience : comment avancer pas à pas vers un mieux-être intérieur

Thérapie par la marche en pleine conscience : comment avancer pas à pas vers un mieux-être intérieur

Thérapie par la marche en pleine conscience : comment avancer pas à pas vers un mieux-être intérieur

Et si, pour aller mieux, il suffisait… de marcher ? Pas plus vite, pas plus loin, pas plus fort. Juste marcher autrement. Pas après pas, en ramenant l’esprit dans le corps, la respiration dans le présent, et le mental dans quelque chose de plus simple, de plus doux.

C’est exactement ce que propose la thérapie par la marche en pleine conscience : une approche accessible, profondément apaisante, et étonnamment puissante pour rééquilibrer le corps, le mental et les émotions.

Qu’est-ce que la marche en pleine conscience, exactement ?

La marche en pleine conscience, c’est l’art de transformer un geste du quotidien – marcher – en une véritable pratique thérapeutique. On ne cherche pas la performance, mais la présence :

  • sentir le contact des pieds avec le sol ;
  • observer la respiration sans la forcer ;
  • écouter les sons autour de soi ;
  • noter les pensées qui passent… sans s’y accrocher.
  • Contrairement à la marche sportive, où l’on pense calories brûlées ou kilomètres parcourus, la marche en pleine conscience nous invite à ralentir et à nous habiter pleinement. C’est un entraînement de l’attention, au même titre que la méditation assise, mais en mouvement.

    Sur le plan scientifique, cette approche s’inscrit dans la famille des pratiques dites de Mindfulness, popularisées notamment par Jon Kabat-Zinn, fondateur du programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction). Plusieurs recherches montrent que la pleine conscience, y compris en marchant, peut :

  • réduire le stress et l’anxiété ;
  • diminuer les ruminations mentales ;
  • améliorer la qualité du sommeil ;
  • renforcer la régulation émotionnelle.
  • Les bienfaits physiques : quand chaque pas devient un soin doux pour le corps

    La marche est déjà, en soi, l’une des activités physiques les plus recommandées par les autorités de santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) encourage les adultes à pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine. La marche en fait pleinement partie.

    En France, l’activité physique est d’ailleurs reconnue comme un véritable outil de santé publique. Depuis la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, les médecins peuvent prescrire de l’activité physique adaptée pour les patients atteints de maladies chroniques (article L1172-1 du Code de la santé publique). La marche est très souvent intégrée dans ces recommandations.

    Pratiquée avec conscience, la marche agit comme un « massage interne » :

  • elle stimule la circulation sanguine et lymphatique ;
  • elle mobilise en douceur les articulations, notamment hanches et genoux ;
  • elle aide à réguler la tension artérielle ;
  • elle favorise une meilleure digestion par le mouvement du tronc et du diaphragme.
  • En y ajoutant la pleine conscience, on améliore aussi :

  • la perception du corps (ce qu’on appelle la proprioception) ;
  • la posture (on se redresse, on soulage la nuque et le dos) ;
  • la respiration, qui devient plus ample et plus fluide.
  • Ce n’est pas un hasard si la Haute Autorité de Santé (HAS) souligne régulièrement dans ses recommandations l’intérêt de l’activité physique régulière comme outil de prévention des maladies cardiovasculaires, métaboliques et psychiques. La marche consciente coche toutes ces cases, avec une dimension supplémentaire : celle du calme intérieur.

    Apaiser le mental : quand marcher devient une méditation

    Le grand défi aujourd’hui, ce ne sont pas seulement nos emplois du temps, c’est aussi ce bruit permanent dans nos têtes : notifications, soucis, projections, ruminations. Nous sommes souvent en « pilote automatique ».

    Marcher en pleine conscience, c’est éteindre progressivement ce mode automatique :

  • on quitte le flux continu de pensées pour revenir au corps ;
  • on passe du « faire » à l’« être » ;
  • on apprend à observer sans juger ce qui se produit en nous.
  • De nombreuses études sur la méditation de pleine conscience montrent des effets significatifs sur :

  • la diminution des symptômes dépressifs et anxieux ;
  • la réduction du stress perçu ;
  • l’amélioration de la concentration et de la mémoire de travail.
  • Appliquée à la marche, cette méditation en mouvement est souvent plus accessible à celles et ceux qui ont du mal à rester assis, immobiles. Le fait de bouger rend la pratique plus naturelle, moins intimidante, et parfois plus agréable pour les personnes très cérébrales ou très stressées.

    Comment pratiquer la thérapie par la marche en pleine conscience pas à pas

    Je te propose un protocole simple, que tu peux adapter à ton rythme et à ton environnement. L’objectif n’est pas d’être parfait, mais d’explorer.

    1. Choisir ton terrain de jeu

  • Un parc, un chemin de campagne, une promenade en ville relativement calme.
  • Idéalement un endroit où tu te sens en sécurité et où tu peux marcher sans être pressé.
  • 2. Définir un temps réaliste

  • Commence avec 10 à 15 minutes de marche consciente.
  • Tu pourras allonger progressivement à 30 minutes, voire plus, si tu le souhaites.
  • 3. Ancrer le départ

  • Avant même de faire un pas, prends 3 respirations profondes.
  • Observe la sensation de tes pieds dans les chaussures, le contact du sol, la température de l’air sur ton visage.
  • 4. Marcher en « mode attention »

    À chaque pas, ramène ton attention sur :

  • la plante de ton pied qui se pose puis se soulève ;
  • le mouvement de tes jambes ;
  • le balancier naturel de tes bras ;
  • le rythme de ta respiration.
  • Tu peux utiliser un repère simple : par exemple, inspirer sur deux pas, expirer sur quatre. Sans forcer. L’idée est de synchroniser légèrement la marche et le souffle.

    5. Observer les pensées sans te battre avec elles

    Oui, des pensées vont arriver : la liste de courses, le mail en retard, un souvenir embarrassant. Ce n’est pas un échec, c’est… la vie.

  • Remarque simplement : « Tiens, une pensée ».
  • Ne la suis pas, ne la combats pas.
  • Ramène doucement ton attention à tes pas ou à ta respiration.
  • 6. Faire une petite pause de gratitude

    À la fin de ta marche, arrête-toi un instant :

  • sens les battements de ton cœur ;
  • remarque peut-être une sensation de chaleur dans le corps ;
  • remercie intérieurement ton corps de t’avoir porté, pas après pas.
  • Ce rituel de fin ancre la pratique et aide le cerveau à associer cette marche à une expérience positive, ce qui augmente les chances que tu aies envie de recommencer.

    Adapter la marche en pleine conscience à ton quotidien

    Tu n’as pas besoin d’un grand parc ou de deux heures libres pour en tirer bénéfice. Tu peux transformer des moments ordinaires en mini thérapie ambulante :

  • le trajet entre chez toi et le métro ;
  • la marche pour aller chercher les enfants à l’école ;
  • le tour du pâté de maisons pendant ta pause déjeuner ;
  • quelques allers-retours dans un couloir ou un jardin.
  • L’idée est de saupoudrer ta journée de petites séquences de présence. Même 3 minutes peuvent changer ton état intérieur, surtout si tu le fais régulièrement.

    Quand la marche en pleine conscience devient un véritable soutien thérapeutique

    La marche en pleine conscience peut être explorée seul, mais aussi intégrée dans un accompagnement thérapeutique global. De plus en plus de :

  • psychologues ;
  • psychiatres ;
  • thérapeutes en thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ;
  • praticiens en sophrologie ou en méditation de pleine conscience
  • proposent des séances ou des ateliers incluant la marche consciente, notamment pour :

  • les troubles anxieux ;
  • la gestion du stress et du burn-out ;
  • les états dépressifs légers à modérés (en complément d’un suivi médical) ;
  • les périodes de transition de vie (séparation, changement de travail, deuil, etc.).
  • Si tu présentes une pathologie chronique (cardiaque, respiratoire, métabolique…), n’hésite pas à en parler à ton médecin. L’activité physique – dont la marche – est aujourd’hui intégrée dans les recommandations officielles, et peut même faire l’objet d’une prescription (« sport sur ordonnance ») selon l’article L1172-1 du Code de la santé publique et ses décrets d’application.

    Quelques précautions avant de te lancer

    La marche en pleine conscience est une pratique douce, mais rester prudent est toujours une bonne idée :

  • si tu as des douleurs importantes (genoux, hanches, dos), demande l’avis d’un professionnel de santé ;
  • choisis de bonnes chaussures, adaptées à ta morphologie ;
  • évite les zones à fort trafic si le bruit t’agresse ;
  • en cas de trouble psychique sévère (dépression majeure, trouble bipolaire, psychose), pratique dans le cadre d’un suivi médical et thérapeutique adapté.
  • La pleine conscience, quelle que soit sa forme, ne remplace jamais un traitement médical ou psychologique nécessaire. Elle vient en complément, comme un soutien, un espace intérieur de répit.

    Faire de chaque pas un rendez-vous avec toi-même

    Dans un monde où tout va vite, choisir de marcher lentement et consciemment est presque un acte de résistance douce. C’est reprendre un morceau de ton temps, de ton corps, de ton espace mental.

    Tu n’as pas besoin d’être « zen », ni flexible, ni sportif. Tu as juste besoin… d’un pas après l’autre. Ce qui compte, ce n’est pas la distance parcourue, mais la qualité de présence avec laquelle tu avances.

    La prochaine fois que tu as un trajet à faire à pied, même court, essaie :

  • laisse ton téléphone dans la poche ;
  • sens tes pieds toucher le sol ;
  • écoute ta respiration ;
  • remarque ce qui change en toi au bout de quelques minutes.
  • C’est souvent dans ces expériences simples et répétées que s’installent les plus grandes transformations : plus de calme, plus de clarté, plus de douceur envers soi. Et tout cela, sans abonnement, sans équipement sophistiqué, juste avec ce que tu possèdes déjà : ton corps, ton souffle, et ta capacité à être présent.

    Je suis Clarence. Je conseille les particuliers sur les sujets de santé et de bien-être. Je suis rédactrice du site www.therapeute-paris.frr depuis 2021.

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